Le blog du labo
Bien choisir son laboratoire de prothèses : les 7 questions qui fâchent
Par Hadrien Mauve, co-fondateur d'Opal Dental Lab · Relecture clinique : Dr Irina Visan, chirurgien-dentiste · 2026-08-16
Changer de laboratoire engage vos patients, votre planning et une partie de votre sérénité au fauteuil. C'est une décision qu'on ne prend pas sur une plaquette commerciale. Voici les sept questions que nous vous conseillons de poser à n'importe quel laboratoire — y compris au nôtre. Pour chacune : pourquoi elle compte vraiment dans votre quotidien, et ce que nous y répondons.
1. Où mes pièces sont-elles réellement fabriquées ?
Pourquoi ça compte. C'est votre responsabilité qui est engagée à la pose, et c'est vous qui répondrez au patient — ou à un contrôle — le jour où la question sera posée. Un laboratoire qui reste vague sur ce point vous laisse porter seul un risque qu'il connaît parfaitement.
Notre réponse. Chez nous : laboratoire de Déols pour l'esthétique et les cas complexes, partenaire international audité pour les prothèses simples et le RAC 0. La filière est affichée à chaque commande, avant validation, et la déclaration de conformité qui accompagne chaque pièce inclut son origine.
2. Qui contrôle la pièce avant qu'elle n'arrive au cabinet ?
Pourquoi ça compte. « Le fabricant » n'est pas une réponse : celui qui produit n'est pas le mieux placé pour juger son propre travail, surtout à distance. Sans contrôle indépendant à l'arrivée, c'est votre fauteuil qui devient le poste de contrôle qualité.
Notre réponse. 100 % de nos pièces, quelle que soit leur filière, passent le contrôle qualité à Déols avant expédition. Une pièce qui ne passe pas ne part pas.
3. Est-ce que je peux voir le travail avant la pose ?
Pourquoi ça compte. La séance de pose est le pire moment pour découvrir un problème : patient installé, anesthésie faite, planning derrière. Chaque défaut découvert à ce stade coûte une séance de retouche et un patient à reconvoquer.
Notre réponse. Vous validez le design 3D en amont, puis les photos du travail fini avant expédition. Ce qui vous gêne se corrige avant que la pièce parte — pas au fauteuil.
4. Quel est le délai réel, pas le délai annoncé ?
Pourquoi ça compte. Un délai n'a de valeur que s'il est daté et suivi. « Sous huitaine en principe » vous oblige à convoquer le patient à l'aveugle, et c'est votre secrétariat qui gère les reports quand la pièce n'est pas là.
Notre réponse. La date de livraison s'affiche au moment de la commande, et chaque étape se suit en temps réel. Notre standard en filière France : une semaine porte à porte, urgences en 2-3 jours.
5. Comment je parle au prothésiste quand il y a un doute ?
Pourquoi ça compte. Une teinte à reprendre avec le patient au fauteuil, une limite ambiguë, un choix d'armature : ces conversations ont besoin du contexte du cas, pas d'un standard téléphonique qui prend un message pour un commercial.
Notre réponse. Chaque commande a sa messagerie directe, photos à l'appui, sur web et mobile. La personne qui vous répond a votre cas sous les yeux.
6. Le laboratoire suit-il mon scanner ?
Pourquoi ça compte. Si votre assistante doit exporter, compresser et renvoyer chaque empreinte numérique par email ou WeTransfer, votre scanner vous fait perdre du temps au lieu d'en gagner — et chaque ressaisie du bon de commande est une source d'erreur.
Notre réponse. Les comptes praticiens équipés en Medit reçoivent leurs scans automatiquement : le cas arrive prérempli (type de prothèse, matériau, teinte, dents), avec un aperçu 3D de l'empreinte dans le navigateur.
7. Que se passe-t-il quand ça ne va pas ?
Pourquoi ça compte. Tous les laboratoires ont des non-conformités — la différence se joue dans la façon de les traiter. C'est là que les relations labo-cabinet se cassent : réfections facturées d'office, dialogue refusé sur l'origine de l'erreur. Et quel que soit le responsable, c'est toujours vous qui assumez en temps de cabinet.
Notre réponse. Chaque retour est analysé : à quelle étape le problème est né — empreinte, conception, production, contrôle — et comment l'éviter ensuite. La déclaration de conformité par commande, les photos avant expédition et le contrôle systématique sont là pour que ces situations restent rares, et documentées quand elles arrivent.
Un laboratoire sérieux répond à ces sept questions sans se raidir — elles font partie du métier. Si la conversation devient inconfortable dès la première, vous avez appris quelque chose d'important avant de confier votre premier cas.
Jugez sur pièce.
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